On nomme réflexes primordiaux, l’ensemble des réflexes archaïques et le sous-groupe des réflexes de vie & mouvements primordiaux.
Les réflexes archaïques (ou primitifs) soutiennent entre autres le processus de naissance, puis la protection et le développement harmonieux du nourrisson, enfin l’acquisition des apprentissages du bébé et du jeune enfant..
Le nourrisson effectuera d’abord l’étape du ramper, puis le passage du plan horizontal à l’assise et au « quatre pattes » (6 pattes avec les orteils ; ) – indispensables aux acquisitions futures de la lecture et de l’écriture. Enfin iel accèdera au plan vertical en se tenant debout et par la marche.
Exercés pendant plusieurs mois, les réflexes archaïques s’inhibent progressivement pour faire place à la motricité volontaire et à de nouveaux comportements.
Ces réflexes primitifs demeurent présents dans notre « trousse à outils de secours », et peuvent ressurgir pour être utilisés en cas de besoin. Par exemple le réflexe d’agrippement ou le réflexe d’embrassade de Moro lorsqu’on doit se rattraper pour éviter une chute.
Bien souvent ces étapes n’ont pas été correctement réalisées. Les réflexes primitifs se sont trop peu développés. D’autres fois ils vont persister, gêner ou même empêcher les d’apprentissages moteurs (sport et mouvements de la vie quotidienne), cognitifs (école, études, mémoire…), émotionnels (relationnel, mental) de l’enfant, voire même de l’adulte. Heureusement on peut aisément les aider à s’intégrer. Par exemple le réflexe tonique asymétrique du cou (RTAC) ou le réflexe spinal de Galant qui gênent tant les élèves pour rester assis ou trouver une position d’écriture adéquate.
Parfois certains réflexes archaïques n’ont pas émergé, ou ont été trop peu actifs, occasionnant des difficultés à acquérir certains apprentissages. On va alors les stimuler. Par exemple le réflexe de succion (sous-groupe des réflexes du visage) lorsqu’un bébé à de la difficulté à se nourrir au sein.
Les réflexes primitifs évoluent en réflexes de vie (ou posturaux) & mouvements primordiaux qui doivent perdurer toute notre vie pour nous aider dans diverses situations. Ils assurent le maintien d’une posture adéquate et de l’équilibre vertical. Nous les stimulerons ou équilibreront aussi. Par exemple le réflexe d’enracinement à activer ou les 3 réflexes de stress à tempérer (réflexe feu vert, réflexe feu rouge et réflexe traumatique).
Parmi ce sous-groupe, j’accorde une attention toute particulière aux réflexes de protection. Comme le nom l’indique, ils ont pour rôle d’assurer notre protection et nous maintenir en sécurité, tant physique que psycho-émotionnelle. Par exemple le réflexe de parachute, le réflexe tendineux de protection ou le « réflexe » d’attachement (en lien avec le nerf vagal).
Parfois lorsqu’ils ont été trop sollicités (répétitions de stimuli ou de stress, accidents, traumatismes etc.), certains réflexes passent en « mode chronique » et perturbent notre vie quotidienne (tensions, sommeil, digestion, mal des transports, aisance relationnelle et émotionnelle etc.), vie scolaire ou étudiante (évaluations, expression orale, permis de conduire etc.), vie musicale ou sportive (performances, position etc.), vie professionnelle (concours, conférences, travail en équipe etc.).
C’est ce que nous évaluons et équilibrons en séance, afin que tous ces réflexes puissent être utilisés à bon escient ou « calmés ».
Isabelle Rigault, juillet 2025



